Conseils clés abordés dans ce blogue
- L’accès aux soins de première ligne reste un défi pour des millions de Canadiens, même si de nombreuses personnes aînées ont un médecin de famille ou une infirmière praticienne attitrée.
- La rapidité d’accès est tout aussi importante que le fait d’avoir un professionnel de la santé, en particulier pour les personnes aînées souffrant de maladies chroniques ou ayant des besoins de santé de plus en plus complexes.
- Le service Lifeline ne remplace pas un médecin de famille ni les services de santé, mais il peut offrir un moyen supplémentaire d’obtenir de l’aide en cas de chute, d’urgence médicale ou de toute autre situation urgente.
- Les familles peuvent renforcer le plan de prévention des risques d’une personne aînée grâce à plusieurs mesures de soutien, notamment des contacts dans le domaine de la santé, des mesures de sécurité à domicile, la coordination des aidants et un moyen fiable d’appeler à l’aide.
L’accès à un médecin de famille attitré ou à un autre professionnel de la santé de premier niveau joue un rôle important dans le maintien de la santé tout au long de la vie. Pour les personnes aînées, cette relation peut s’avérer particulièrement précieuse à mesure que leurs besoins en matière de santé évoluent ou se complexifient.
Pourtant, des millions de Canadiens continuent de rencontrer des difficultés pour accéder aux soins de première ligne. Selon les résultats de l’enquête nationale « OurCare 2025 », on estime à 5,9 millions le nombre d’adultes canadiens qui n’avaient pas de médecin de famille attitré, d’infirmière praticienne ou d’équipe de soins de première ligne. Même parmi ceux qui ont un professionnel de la santé attitré, il peut être difficile d’obtenir un rendez-vous en temps voulu.
Pour les personnes aînées et leurs proches, la pénurie de médecins de famille au Canada peut soulever des questions quant aux autres moyens de soutien susceptibles d’aider une personne à rester en sécurité et autonome. Un système d’alerte médicale ne peut se substituer à un médecin de famille, à une infirmière praticienne ou à tout autre service de santé. Il peut toutefois constituer un moyen supplémentaire d’obtenir de l’aide en cas de chute, d’urgence médicale ou de toute autre situation nécessitant une intervention.
Les conséquences de la pénurie de médecins de famille sur les personnes aînées
L’impact des défis liés aux soins de première ligne au Canada ne se résume pas à un simple décompte du nombre de personnes disposant d’un médecin de famille.
En réalité, les Canadiens âgés sont relativement plus susceptibles d’en avoir un. L’enquête nationale « OurCare 2025 » a révélé que 87,7 % des personnes interrogées âgées de 65 ans et plus avaient un médecin de famille ou une infirmière praticienne, contre 81 % de l’ensemble des personnes interrogées.
Il peut toutefois rester difficile d’accéder à ce professionnel lorsque des soins sont nécessaires. Parmi les personnes interrogées disposant d’un médecin traitant, seules 37 % ont déclaré pouvoir obtenir un rendez-vous pour un problème urgent le jour même ou le lendemain.
L’accès varie également d’une région à l’autre au Canada. Les conclusions de OurCare au niveau provincial et territorial montrent des différences significatives tant en matière d’attachement aux soins de première ligne que d’accès rapide, selon le lieu de résidence des personnes. Les communautés rurales et isolées peuvent être confrontées à des obstacles supplémentaires liés à la disponibilité des professionnels de la santé et des services.
Ces questions revêtent une importance particulière pour les personnes aînées, car leurs besoins en matière de santé peuvent devenir plus complexes avec l’âge. Les médecins de famille et les équipes de soins primaires peuvent jouer un rôle important dans la prise en charge des maladies chroniques, la révision des traitements médicamenteux, la mise en place de soins préventifs, l’orientation vers des spécialistes et la coordination des soins avec les autres acteurs du système de santé.
Des inquiétudes existent également quant à l’évolution future des effectifs de médecins de famille. Une étude de 2025 publiée dans le Canadian Family Physician (Médecin de famille canadien) s’est penchée sur la situation des médecins de famille en Ontario et a révélé que les effectifs avaient stagné entre 2019 et 2022, tandis que la proportion de médecins âgés de 65 ans et plus avait augmenté. Les patients suivis par des médecins approchant de la retraite avaient également tendance à être plus âgés et à présenter un niveau plus élevé de maladies chroniques et de complexité médicale.
Ces résultats concernent spécifiquement l’Ontario plutôt que l’ensemble du Canada, mais ils illustrent comment le vieillissement du personnel de santé et la complexité croissante des besoins des patients peuvent se recouper.
Pourquoi les familles peuvent-elles avoir besoin d’un accompagnement supplémentaire en matière de sécurité
L’accès aux soins de santé est un aspect essentiel du maintien de la santé et de l’autonomie des personnes aînées. La sécurité au quotidien en est un autre.
Une personne aînée peut passer des heures seule chez elle, même si elle dispose d’un médecin de famille attitré et d’une famille solidaire à proximité. En cas de chute, de malaise soudain ou de toute autre situation d’urgence, la préoccupation immédiate est souvent bien plus simple : peut-elle joindre quelqu’un capable de lui venir en aide?
C’est là qu’un plan de sécurité plus global peut faire la différence.
En fonction des besoins de chacun, ce plan peut inclure des aménagements du logement, des aides à la mobilité, des contacts d’urgence facilement joignables, des appels réguliers de la part de la famille ou d’amis, une gestion organisée des médicaments et des informations de santé, ainsi qu’un moyen fiable d’appeler à l’aide.
Lorsque la famille ou les amis ne peuvent pas toujours être disponibles pour ces appels réguliers, le service Prévoyance de Lifeline peut constituer une alternative. Un télésurveillant de Lifeline spécialement formé appelle la personne aînée à des heures prédéfinies pour s’assurer de son bien-être et déterminer si elle a besoin d’aide.
Ces mesures de soutien doivent être adaptées à chaque individu plutôt que d’être mises en place simplement parce qu’une personne a atteint un certain âge. L’objectif est de préserver l’autonomie en aidant les personnes aînées à maintenir leurs habitudes quotidiennes, tout en leur offrant un soutien adapté en cas de besoin.
Les familles qui envisagent la situation dans son ensemble peuvent consulter notre guide sur le vieillissement à domicile et les solutions de soins à domicile pour les personnes aînées afin de prendre en compte d’autres aspects lors de la planification de la sécurité et de l’autonomie à domicile.
Ce que Lifeline peut et ne peut pas remplacer
La distinction entre les soins de santé et le soutien en matière de sécurité des personnes aînées est particulièrement importante lorsqu’on aborde la question de la pénurie de médecins de famille au Canada.
Un système d’alerte médicale Lifeline ne remplace pas un médecin. Il ne pose pas de diagnostic, ne prescrit pas de médicaments, ne prend pas en charge les maladies chroniques et n’offre pas de soins médicaux courants.
Son rôle est différent : aider un abonné à entrer en contact avec une équipe de télésurveillants qualifiée lorsqu’il a besoin d’aide.
| Lifeline peut soutenir | Lifeline ne remplace pas |
| Un moyen de demander de l’aide lors d’une situation urgente | Un médecin de famille ou une infirmière praticienne
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| Une connexion avec des télésurveillants Lifeline spécialement formés | Un diagnostic ou un traitement médical
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| Un contact avec la famille, les voisins ou les services d’urgence, lorsque nécessaire
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Les rendez-vous de routine et les soins préventifs
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| Une sécurité supplémentaire pour favoriser le maintien à domicile et l’autonomie
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La surveillance clinique ou la gestion des médicaments
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| Une tranquillité d’esprit pour les personnes aînées et leurs aidants
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Les services médicaux d’urgence lorsqu’un traitement d’urgence est requis
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Cette distinction signifie également qu’appuyer sur un bouton d’aide n’entraîne pas nécessairement l’envoi d’une ambulance. Le service Lifeline peut communiquer avec l’abonné, évaluer l’aide nécessaire et le mettre en relation avec un intervenant approprié en fonction de la situation. Il peut s’agir d’un membre de la famille, d’un voisin ou des services d’urgence.
Un système d’alerte médicale doit donc être considéré comme un maillon d’un réseau plus large de soutiens en matière de santé, de famille, de communauté et de sécurité.
Les familles qui envisagent cette option peuvent en savoir plus sur la manière de choisir le système d’alerte médicale qui convient pour les personnes aînées.
Comment les systèmes d’alerte médicale apportent leur aide en cas d’urgence
Lorsqu’une urgence survient, pouvoir obtenir rapidement de l’aide peut s’avérer particulièrement important pour une personne qui vit seule ou qui ne peut pas facilement accéder à un téléphone.
Chez Lifeline Canada, nos systèmes d’alerte médicale permettent aux abonnés de bénéficier d’un soutien assuré par des télésurveillants spécialement formés, grâce à un bouton d’alerte portable. Si une aide est nécessaire, le processus de base est simple :
Situation urgente → Déclenchement de l’alerte → Intervention de Lifeline → Évaluation de la situation → Secours appropriés contactés
Par exemple, une personne aînée qui tombe et ne parvient pas à se relever pourra peut-être appuyer sur le bouton d’aide de son dispositif portable plutôt que d’essayer d’atteindre un téléphone. Une personne qui se sent soudainement mal peut également utiliser le système pour demander de l’aide.
Certaines options du programme Lifeline intègrent une fonction de détection automatique de chute. Si la technologie détecte une chute, une alerte peut être déclenchée même si l’abonné n’appuie pas sur le bouton d’aide. Cependant, aucune technologie de détection de chute ne peut détecter toutes les chutes ; les abonnés doivent donc toujours appuyer sur leur bouton lorsqu’ils en sont capables.
Les familles peuvent en savoir plus sur cette technologie dans notre guide consacré aux dispositifs de détection des chutes pour les personnes aînées au Canada.
Les différents modes de vie peuvent également nécessiter différents types de couverture. Les systèmes à domicile sont destinés aux personnes aînées qui souhaitent avant tout bénéficier d’une aide à leur domicile, tandis que les options mobiles permettent d’étendre l’accès à une réponse d’urgence lorsque la personne se trouve hors de chez elle.
L’objectif commun n’est pas de diagnostiquer ce qui se passe, ni de prodiguer des soins médicaux, mais de mettre en place un moyen fiable d’obtenir de l’aide.
Les familles souhaitant intégrer cette solution au dispositif de sécurité d’un proche peuvent comparer les systèmes d’alerte médicale proposés par Lifeline Canada.
Conseils d’accompagnement pour les aidants
Les difficultés d’accès aux soins de premier recours peuvent être une source d’inquiétude supplémentaire pour les aidants familiaux. Cependant, on ne doit pas s’attendre qu’ils remplacent les professionnels de la santé ni qu’ils gèrent eux-mêmes tous les aspects liés à la sécurité d’une personne aînée.
Un plan concret permet de clarifier les responsabilités tout en aidant la personne aînée à rester impliquée dans les décisions concernant ses propres soins.
Liste de contrôle pour l’accompagnement des aidants :
- Tenez à jour une liste des médicaments, des allergies, des pathologies et des coordonnées des professionnels de la santé.
- Renseignez-vous sur les services de santé locaux disponibles lorsque le médecin traitant de la personne aînée n’est pas joignable.
- Veillez à ce que les coordonnées de la famille, des voisins et des contacts d’urgence soient à jour.
- Réfléchissez à la manière dont la personne aînée pourrait appeler à l’aide si elle se trouvait seule et dans l’impossibilité d’atteindre un téléphone.
- Vérifiez si les aides à la mobilité et les mesures de sécurité à domicile continuent de répondre à l’évolution des besoins.
- Réévaluez le plan de sécurité après une chute, une hospitalisation, un changement important de l’état de santé ou un changement de mode de vie.
- Impliquez la personne aînée dans les décisions concernant les soins de santé et la sécurité chaque fois que cela est possible.
- Partagez les responsabilités avec d’autres membres de la famille ou des soutiens communautaires lorsque cela est possible, plutôt que d’attendre d’un seul aidant qu’il gère tout.
La communication peut également aider les personnes aînées et leurs aidants à tirer le meilleur parti de l’accès aux soins dont ils disposent. Notre guide destiné aux aidants sur une communication efficace avec les prestataires de soins de santé comprend des conseils pour se préparer aux rendez-vous et organiser les informations importantes.
Le bien-être des aidants est également essentiel. Savoir reconnaître les signes de stress et d’épuisement chez les aidants peut jouer un rôle important dans l’élaboration d’un plan de soutien durable.
Foire aux questions
Y a-t-il vraiment une pénurie de médecins de famille au Canada?
Oui, même si l’accès varie considérablement d’une région à l’autre et montre certains signes d’amélioration. L’enquête nationale « OurCare 2025 » a estimé que plus de 5,9 millions d’adultes canadiens n’avaient pas de médecin de famille, d’infirmière praticienne ou d’équipe de soins de première ligne attitrés.
Les défis liés au personnel de santé au Canada ne se limitent pas aux médecins généralistes. L’Association médicale canadienne décrit la pénurie de ressources humaines dans le secteur de la santé comme l’un des défis les plus urgents du pays en matière de soins de santé et appelle à une planification plus intégrée des effectifs afin de mieux adapter les capacités des soins de santé aux besoins de la population.
Les personnes aînées sont-elles plus susceptibles de ne pas avoir de médecin de famille?
Les données issues des enquêtes nationales disponibles ne corroborent pas cette hypothèse. Dans l’enquête « OurCare » de 2025, 87,7 % des personnes interrogées âgées de 65 ans et plus ont déclaré avoir un médecin de famille ou une infirmière praticienne, soit un pourcentage plus élevé que celui observé chez les groupes d’âge plus jeunes interrogés.
Pour les personnes aînées, les préoccupations peuvent également porter sur la rapidité avec laquelle les soins sont disponibles, la continuité des soins lorsqu’un médecin de longue date prend sa retraite, et l’accès aux services nécessaires pour gérer des problèmes de santé de plus en plus complexes.
Un système d’alerte médicale peut-il remplacer un médecin de famille?
Non. Au Canada, les dispositifs d’alerte médicale permettent de contacter les services d’urgence en cas de besoin, mais ils ne fournissent pas de soins primaires, de diagnostic, de traitement, de prescriptions, ni de suivi continu des problèmes médicaux.
Que se passe-t-il lorsqu’une personne aînée appuie sur le bouton d’aide Lifeline?
L’abonné est mis en communication avec des télésurveillants Lifeline spécialement formés. Le télésurveillant peut évaluer la situation et organiser l’aide appropriée, ce qui peut inclure de contacter un membre de la famille, un voisin ou les services d’urgence, selon les besoins.
Le système de détection de chute peut-il appeler les secours si une personne aînée n’est pas en mesure d’appuyer sur le bouton?
La détection de chute peut déclencher automatiquement une alerte lorsqu’une chute est détectée. Cependant, aucun système ne peut détecter toutes les chutes. Les abonnés doivent appuyer sur leur bouton d’aide dès qu’ils en sont capables.
Un filet de sécurité plus solide alors que l’accès aux soins de santé évolue
Pour remédier à la pénurie de médecins de famille au Canada, des mesures à long terme doivent être prises à l’échelle de l’ensemble du système de santé. On ne devrait pas attendre des personnes aînées ni de leurs aidants qu’ils comblent eux-mêmes les lacunes en matière de main-d’œuvre dans le secteur de la santé.
Ce que les familles peuvent faire, c’est examiner le réseau de soutien dont bénéficie une personne aînée et identifier les domaines dans lesquels des mesures de sécurité supplémentaires pourraient s’avérer utiles.
Lifeline occupe une place bien définie au sein de ce réseau. Nos systèmes d’alerte médicale ne se substituent pas aux professionnels de la santé, mais ils permettent aux personnes aînées d’obtenir de l’aide en cas d’urgence.
Pour les personnes aînées qui souhaitent continuer à vivre de manière autonome et pour les aidants qui ne peuvent pas toujours être physiquement présents, ce lien supplémentaire avec les ressources d’aide peut offrir un niveau supplémentaire de sécurité et de tranquillité d’esprit.
Quoi faire maintenant :
Nous vous présentons 4 façons pour vous aider vous ou votre proche à vivre de façon plus sécuritaire et autonome à la maison, le plus longtemps possible.
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